Cesser de se définir et commencer à Être

19/06/2020

Commencer à être - Marylin Rebelo

« La normalité est une route pavée : on y marche aisément mais les fleurs n’y poussent pas. »

Vincent Van Gogh

 

Cet article m’a été inspiré par deux situations que j’ai vécues récemment et qui m’ont plongée dans une intense réflexion que j’avais envie de partager.

Parce qu’on ne va pas se mentir, on passe sa vie à chercher à se définir. En tant que personne. En tant que couple. En tant qu’ami(e). En tant que parent. En tant que travailleur/entrepreneur. Cela donne la sensation de faire partie d’un tout. D’être dans la norme.

Personnellement et pour être introvertie, j’ai toujours rêvé d’avoir une étiquette claire qui serait visible de tous mais compréhensible par ceux qui doivent faire vraiment partie de ma vie. Un genre de carte d’identité de mon âme qui m’éviterait parfois bien de longs discours et qui m’orienterait automatiquement sur le chemin heureux de l’existence et des bonnes rencontres.

Finis les grands blablatages pour se présenter, finis les dialogues désespérés à tenter d’expliquer ce que l’on fait, finies les prises de têtes à trouver les bons mots pour s’exprimer et surtout, terminée la communication à outrance à répéter constamment les mêmes messages « parce que c’est comme ça qu’on s’en sort dans la jungle actuelle et particulièrement dans celle du business ».

 

Ah oui, ça serait le rêve

Mais ça serait bien trop facile.

Depuis que j’ai débuté mon activité en 2015, elle n’a cessé d’évoluer en même temps que moi. Elle a bien changé. Et aujourd’hui, il m’est tout bonnement impossible de donner un nom à mon métier.
J’ai beau chercher, je ne trouve pas de titre.
Je peux l’expliquer avec d’autres mots.
Surtout, j’assume cet état de fait.
Enfin.
Mais durant longtemps, cela m’a bien perturbée.

On adore classer les gens dans des cases. Mais que faire quand on est inclassable ?

….

ÊTRE, tout simplement

En arrêtant de chercher à comprendre pour commencer à être et devenir pleinement soi.

En 2015, j’étais officiante. Ou célébrante. Je vais être très honnête avec vous : aucun de ces termes ne m’a jamais plu. Je trouve qu’ils ne sonnent pas bien. Ils ne veulent à mon avis pas dire grand-chose. Mais il fallait bien que je détermine un nom pour expliquer ce que je faisais quand j’ai débuté mon activité autour de la célébration de cérémonies d’engagement.

Rapidement, j’ai souhaité me délester de ce « titre ». Parce que mon métier ne s’est jamais purement résumé à célébrer ni officier une union. Il a toujours été basé sur la création, d’abord celle des cérémonies.

Puis j’ai compris que l’essence même de mon travail ou plutôt de ma mission de vie va encore bien au-delà. Ce n’est pas qu’en lien avec la cérémonie que l’on co-crée avec les futurs mariés, mais bel et bien autour de leur couple et de leur engagement.

Le but n’est plus uniquement la cérémonie de leur mariage mais le cheminement vers leur union et sa valeur, pour qu’elle perdure le plus longtemps possible.

Bon, je vais encore être franche… J’ai certainement perdu pas mal de personnes qui n’ont pas saisi le switch que j’ai fait dans ce métier. Car pour beaucoup, cette activité se résume à lire un joli texte lors d’une cérémonie de mariage.

Mais ce n’est pas grave :

 

Ceux qui doivent comprendre, ressentent et savent

J’ai dû faire un long chemin pour accepter tous ces changements. Mais quand on les vit intérieurement, on est bien obligé de les exprimer, même si cela sort totalement du cadre conventionnel. J’ai pris l’habitude de sortir du cadre. Et sincèrement, quel bien ça fait…

J’aurais pu choisir la facilité. J’ai préféré ma vérité.

Aujourd’hui, je sais que mon métier est plus en lien avec le développement personnel qu’avec le monde fleuri et pailleté du mariage. Ca m’a pris du temps, de l’énergie et du courage pour réaliser et oser l’affirmer. Le chemin est fait.

Cela m’a ouvert de nouvelles voies : travailler avec les couples au sens plus large, créer un cours sur l’amour dans le business, partager ma passion de l’écriture et de ma discipline quotidienne autour du journaling… Et bien d’autres choses à venir que je concocte avec réjouissance.

 

Il y a encore quelques mois, je m’en serais sentie incapable

Mais tout ce que nous avons traversé au cours de ces derniers mois m’a donné l’impulsion. L’Ère est au changement, à la révélation de soi, à la prise de conscience et de responsabilité très claire quant au monde que l’on souhaite construire pour demain.

Alors que je diversifie mes activités, cette petite voix est pourtant revenue me dire récemment : « Mais Marylin, que vont comprendre les gens si tu entreprends de nouvelles choses hors du mariage qui te colle à la peau » ?

C’est ça le truc. Quand on est habitué à nous voir avec une étiquette, difficile de la décoller.

Et puis c’est en parlant avec quelqu’un d’important dans mon cercle actuel que tout est devenu plus limpide. Pourquoi chercher impérativement à se définir quand les personnes s’intéressent à nous pour ce que l’on dégage, ce que l’on transmet, qui l’on est tout simplement ?

D’autant plus qu’il y a bel et bien un lien entre tout ce que l’on fait. Ce lien, c’est nous-même, notre âme, notre cœur. Ce qui fait que l’on est unique et que quel que soit notre message, il partira toujours d’un seul et même lieu.

 

Pour moi, c’est l’Amour

Il y a quelque temps, quelqu’un est venu me dire que cela devait être joli d’être célébrante parce qu’on peut aller sur plein de lieux différents pour faire des mariages.

Autrefois, cela m’aurait énervée.
Cette fois, j’ai simplement souri.

Ceux qui ne doivent pas capter, ne captent pas.
Ceux qui doivent capter, capteront toujours.

Commentaires

Très bel article. Bravo pour OSER. Oser laisser tomber les barrières, Oser casser les codes, Oser grandir à ta manière, Oser être… Au départ le changement surprend et puis whaouu… Ton activité/message rayonne et inspire.
MERCI juste pour qui tu es.

Marylin Rebelo

Merci du fond du coeur Céline. Je suis très heureuse et profondément touchée que mon message soit reçu de cette manière. La magie s’accueille lorsqu’on ose, n’est-ce pas ? Je t’embrasse bien fort.