Entreprendre ou survivre

27/11/2022

Entreprendre ou survivre

Je vais être très honnête : jamais je n’aurais imaginé écrire un jour ces mots. Parce qu’entreprendre a toujours d’abord été un jeu à mes yeux. Et quand je parle d’entreprendre, il s’agit de le voir au sens large : entreprendre des projets, des idées, la création de quelque chose.

Aujourd’hui, pas besoin d’être entrepreneur-e au sens professionnel pour comprendre qu’il s’agit bien de Réaliser des choses pour assurer une forme de survie à ce monde qui a basculé encore plus vite au cours des dernières années.

Quand j’ai débuté mon activité, je ne pensais pas pouvoir en vivre un jour, d’où le jeu du début. Il s’agissait en premier lieu de quelque chose qui vibrait en moi, une envie de créer un nouveau projet amusant, vivant, heureux, et surtout : utile. Si j’avais moi-même besoin de ce service au cours de l’organisation de notre union, cela devait aussi être le cas pour d’autres personnes. J’ai donc bâti un projet sans aucune attente, simplement portée par le désir, le rêve, la créativité et un peu de folie. Et je crois que c’est la raison pour laquelle cela a fonctionné. Pas de tension. Quelques peurs de me montrer sous un nouveau jour, bien légitimes, mais pas de grandes craintes ou de blocages liés à l’importance d’un résultat quelconque. J’avais juste envie d’aller de l’avant, faire quelque chose de beau et novateur.

Sans imaginer une seule seconde quelle serait l’ampleur de tout cela, et où cela m’amènerait. Ni que j’en ferais ma vie.

Parce que je me suis laissée emporter par quelque chose de plus grand que moi, quelque chose d’impalpable et qu’aujourd’hui je ne saisis pas encore vraiment.

Parce que si j’avais suivi ma logique, mon mental, je n’aurais jamais fait ces choix. Et aujourd’hui, je me sens sauvée de les avoir faits.

Et je crois que c’est ce qui arrive à toute personne qui décide un jour de suivre son cœur contre toute logique. Ce besoin d’aller vers autre chose, qu’on n’identifie pas toujours clairement, mais qui nous happe malgré nous, devient alors inévitable. Et je pense que c’est ce qui sauve notre âme.

Alors que le monde est en pleine mutation autour de nous, tout nous pousse à muter et muer intérieurement au même rythme. Mais pas dans le même sens.

Si tout devient fou extérieurement, il s’agit de retrouver sa paix intérieure avant tout.
Si tout devient incompréhensible autour de nous, il s’agit de gagner en clarté et discernement au fond de soi.

Entreprendre, quelle que soit la forme, nous prépare à tout cela, et depuis un certain temps. J’ai la sensation que les années 2000 étaient celles de l’échauffement. 2010 celles de l’entraînement. Depuis 2020, nous n’avons plus le choix : si nous ne choisissons pas pleinement de réaliser et incarner ce pour quoi nous sommes ici, alors il ne s’agit que de survie. C’est peut-être dur à lire, je le conçois. La bonne nouvelle est qu’il n’est jamais trop tard. Et plus vite on prend conscience de cela, plus l’opportunité de muter arrivera rapidement et facilement. C’est dans la résistance que l’on échoue. Si l’on ouvre la porte, tout arrive naturellement pour nous permettre de réaliser ce qui doit être.

Et j’aimerais que tu voies cela comme une invitation, toi qui me lis à présent. Et que tu réfléchisses à ce qui est enfoui plus ou moins profondément au fond de toi et ne demande qu’à fleurir. Il est temps de voir les choses en face et les prendre en mains. Car c’est non seulement TA propre voie d’épanouissement qui s’ouvre à partir de là, et en même temps celle du monde à laquelle tu contribues par la même occasion. En t’écoutant et en prenant en considération tes véritables désirs, tu permets ainsi à ceux du collectif d’exister et de se développer.

C’est purement énergétique : lorsqu’on est en phase avec soi, ce qui nous anime, on est en paix, loin de toute résistance. Alors tout peut affluer et l’énergie circule librement. On accède à quelque chose d’impalpable mais tellement puissant, un état de grâce et d’harmonie. Et c’est ce qui permet de se re-connecter à sa joie intérieure. D’être heureux en toute circonstance. Alors bien sûr, je ne dis pas que les soucis n’existent plus et que rien ne nous touche. On appréhende plutôt les problèmes différemment. On se concentre sur ce bien, ce beau, cette ressource porteuse et transformatrice que l’on peut mettre au service de tout ce qu’il y a autour de nous.

C’est ce qui permet de Vivre et non survivre.

Loin du tumulte extérieur et du chahut que nous ne pouvons de toute manière pas contrôler à notre niveau. Proche du cœur et de ce qui compte réellement là l’instant T, et qui peut apporter une valeur tangible à quelqu’un ou quelque chose qui se trouve dans notre sphère directe. Ca peut sembler peu à l’échelle du grand tout. Et pourtant, ce sont ces milliers de milliards de petits pas qui, mis bout à bout, génèrent une force inégalable. Pourvu que chacun endosse son rôle et fasse son petit pas.

Oui, ça demande du courage. De l’audace. De la patience.

Mais préfère-t-on devenir de simples survivants dans une société malade et laisser ce cycle se perpétuer en devant bientôt des morts-vivants ? Ou agir dès aujourd’hui en prenant conscience qu’il ne s’agit pas que nous au présent mais de siècles passés et présents d’humanité que l’on peut faire, de cette manière, évoluer ?

J’ai décidé d’entreprendre jusqu’à ce que je ne puisse plus vivre.
Pour ne jamais cesser de m’extasier de la beauté de la vie. Au-delà de la survie.

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