L’Australie à travers mon regard, mes mots et images

07/02/2020

Comment parler en quelques lignes d’un périple marquant à jamais ?

Je pourrais évoquer les somptueux panoramas de l’Australie, le fait de se sentir tout petit, la richesse de la faune et de la flore, les milliers de kilomètres parcourus, la facilité à voyager dans cet immense pays.

Je préfère exprimer tout ce que j’ai ressenti au fond de moi, parce que c’est certainement ce qui ne quittera jamais ma mémoire, celle de mon coeur avant tout.

Après mon dernier article où je parlais de la mise en place et de la manière dont on vit une telle aventure en tant qu’entrepreneur, je vous emmène aujourd’hui la Vivre avec moi.

 

La nature et nous

Je pense à cette nature si puissante qui nous a rappelé à chaque étape qu’elle est toujours plus forte que nous humains, alors que faisons pourtant partie d’elle, mais en sommes tristement déconnectés. Je revois ces somptueuses plages où l’on ne peut pas se baigner car les eaux sont peuplées de crocodiles, de requins et de méduses, gardiens de lieux paradisiaques. Pourvu que ces endroits restent ainsi sauvages et préservés.

Remercier cet équilibre et le respecter

La tragédie des incendies ayant lieu au moment de notre voyage nous a encore fait réaliser à quel point il devient impératif pour l’homme de s’adapter et non à la nature de suivre le désastre ambiant. Une Terre qui ne cesse de nous montrer sa souffrance.

Observer et se questionner

Je retiens aussi ces moments si émouvants, dans un centre de réhabilitation des koalas. Si un jour vous vous rendez en Australie, favorisez ces lieux où des bénévoles se donnent coeur et âme pour la sauvegarde de cette espèce désormais en voie de disparition. S’il vous plait, boycottez les zoos et autres endroits où vous pouvez porter un koala dans vos bras. Cela ne fait que réduire leur espérance de vie. Si vous aviez vu le regard attendri de notre petite lorsque nous lui avons expliqué qu’à l’hôpital des koalas, on s’occupe de prendre soin et de réhabiliter ces merveilleuses espèces. Une expérience certainement plus belle que celle de tenir un animal effrayé.

Et puis le 25 décembre, cadeau de Noël inespéré : là où nous campons, nous découvrons un koala au sommet d’un arbre.

Laisser l’émotion nous envahir et s’émerveiller

L’immensité des paysages, leur beauté qui se déploie à l’infini, a ouvert en très très grand mes propres horizons. Vivre au rythme de la nature nous fait entrer dans un certain mimétisme avec elle. C’est là que l’on re-prend conscience du champ des possibles. Cela nous impacte forcément. Je ressens que cela a débloqué certaines limites que je me posais et m’imposais.

Ouvrir son coeur et lâcher la peur

 

La maison, c’est là où le coeur se trouve

Je me souviens en souriant du jour où nous avons pris notre mobile home. Nous avons eu droit à un upgrade et avons reçu une version “haut de gamme”, ce qui nous a en premier lieu impressionnés. Puis en commençant à évoluer à l’intérieur, nous avons dû prendre de nouvelles marques. Au-delà du côté glamour du véhicule-maison tout équipé, il a fallu ré-apprendre à cuisiner dans un tout petit espace, dormir en ayant la tête très proche du toit (je ne compte pas les fois où je me suis cognée), vider régulièrement nos toilettes, faire attention à notre consommation d’eau, ne pas oublier de remplir le réservoir.

Sortir de sa zone de confort et rire de soi

Durant les premières heures, nous étions totalement déroutés. Le volume du mobile home semblait énorme, il a fallu s’adapter à un nouveau style de conduite, et à gauche s’il vous plaît. A l’intérieur, nous avions pourtant l’impression d’être dans une maison de poupées.

Se laisser désorienter et faire confiance

Nous avons encore pris conscience de la valeur des éléments naturels. Si nous faisions déjà très attention à ne pas gaspiller eau et électricité, nous redoublons d’efforts aujourd’hui. La vaisselle devait se faire rapidement mais cuisiner au milieu de la jungle ou avec une vue plongeante sur l’Océan n’a pas de prix.

Humilité et appréciation de ce que la vie nous donne

En vivant dans un petit espace, nous nous sommes sentis plus proches que jamais. Connexion entre nous et re-connexion avec soi. Ah le bonheur des siestes en famille à n’importe quelle heure de la journée, parce que notre corps et notre tête en avaient besoin.

Perdre la notion du temps et mieux s’écouter.

Rouler avec sa maison ramène à la simplicité et à l’essentiel. On se sent léger, on vit seulement avec l’indispensable et on s’enrichit plus que jamais car le mental est délesté.

Faire le vide et accueillir.

 

Chère Liberté

C’est toi que nous sommes venus chercher en premier lieu, que nous en soyons fondamentalement conscients ou pas. Tu nous as été pleinement offerte, nous t’avons embrassée. Nous incombe désormais la responsabilité de continuer à danser avec toi, au-delà de cette parenthèse idyllique.

Tout un programme que je tâche de ne pas oublier et surtout, d’en perpétuer la mise en oeuvre.

 
Ce récit et ces sentiments en images :
 

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